Monday, December 29, 2008

Eye-Witness

Yumi Terahata.

This is from a Japanese aid worker in the region, who is probably in very real danger of losing her life.  I couldn't find an English translation, so here it is.  (This is her blog.)

In Palestine's Gaza Strip, where Israeli air strikes continue, aid worker Yumi Terahata (32) described the situation in a phone call to the Asahi Shimbun.  She is currently taking refuge, but says that the sound of bombings continues to echo and that several students have died as the result of the bombing of roads and a nearby school.

Ms. Terahata moved to Gaza to do relief work and has lived there ever since.  She appears to be the only Japanese person in the strip, which continues to be subjected to aerial bombardment.

She was at home in her apartment on December 27, the day the bombing started.  At about 11:30 AM, the sounds of explosions began to ring and her building shook violently.  When she looked outside her window, she saw black smoke rising from a police station.  When an evacuation order came through on her radio, she headed to the agency's Gaza headquarters in a bulletproof car.

On her way, she saw many men roaming the streets in confusion.  It looked like fathers were searching for their children, since primary schools were holding final exams at the time.

At her organization's headquarters, people were huddled together on the floor.  On December 27, six students from the nearby technical school were killed by shrapnel from bombs right outside the school building.  Two of them were girls.  There are also aid workers who have died or lost their families.

The agency is trying to evacuate its foreign workers but, because Israeli army has closed off the border, they have been unable to leave.  The foreign workers headed for an Israeli army checkpoint on December 29, but a mortar shell that Gazan militants were aiming into Israel landed 100 meters in front of them and so they gave up and returned.

Because food supplies are not entering Gaza, long lines of men waiting in front of bakeries are forming during breaks in the bombings.  Food is seriously lacking.  Household electricity has been cut for 40 hours, leaving people to face the cold underneath several blankets.

The hospital is also in a state of chaos.  Medical supplies had already been stretched thin, but because of the bombing there is now no room in the morgues and bodies must be left on the floor.

"The anger against the Israeli army and disappointment in the unconcerned international community are palpable," said Ms. Terahata.

Ceci est le témoignage d'une Japonaise dans la bande de Gaza, publié au Asahi Shimbun.  Je n'ai pas trouvé une traduction sur l'Internet, alors en voilà une.

Depuis la bande de Gaza, où les raids aériens israéliens se poursuivent, une Japonaise qui travaille dans un ONG d'aide humanitaire, Yumi Terahata, a raconté les faits qu'elle a vécus au journal Asahi Shimbun par téléphone le 30 décembre.  Mme Terahata, qui actuellement se réfugie dans les locaux d'une ONG, entend les échos du bombardement et raconte que des écoliers ont trouvé la mort au cours d'attaques aériennes sur une école et des routes  avoisinantes.

Mme Terahata habite Gaza et travaille dans l'aide humanitaire depuis cinq ans.  Elle serait la seule Japonaise présente dans le territoire.

Elle était chez elle lors du début des raids aériens le 27 décembre.  Vers 11h30, des bruits sourds ont commencé à résonner et son bâtiment s'est mis à se secouer violemment.  Quand elle a regardé par la fenêtre, elle a vu de la fumée noire qui s'élevait d'un commissariat de police.  Elle a reçu l'ordre d'évacuation de son organisation par radio et s'est rendue vers le siège de l'ONG dans une voiture blindée.

Sur la route, elle a vu des hommes, l'air égaré, errer dans les rues.  Comme c'était le jour où les écoles primaires organisaient des examens de fin d'étude, il semblait que les pères étaient en train de chercher leurs enfants.

Au siège de son organisation, les employés se terraient entassés sur le sol.  Le 27 décembre, des éclats d'obus ont tué six étudiants juste devant le collège technique voisin.  Deux étaient des filles.  Des morts et des personnes ayant perdu leur famille figurent aussi parmi les employés de l'ONG.

L'ONG tente d'évacuer ses employés étrangers, mais ceux-ci ne peuvent pas sortir en raison de la fermeture de la frontière par l'armée israélienne.  Ces étrangers se sont dirigés vers un point de contrôle de l'armée israélienne, mais ils ont dû renoncer et revenir sur leurs pas lorsqu'un obus de mortier tiré par des militants de Gaza en direction d'Israël a atterri à 100 m devant eux.

Étant donné que les approvisonnements en nourriture n'entrent pas dans la territoire, des hommes profitent des accalmies entre les bombardements pour attendre dans de longues queues devant des boulangeries.  Le manque de nourriture est devenu critique.  L'électricité chez les particuliers est coupée depuis 40 heures, et la population se protège du froid sous des couvertures.

C'est la confusion aussi dans les hôpitaux.  Les médicaments ne suffisaient pas même avant les raids aériens, mais maintenant même les morgues sont pleines.  Les corps des victimes sont étendus par terre, faute de place.

"La colère des gens contre l'armée israélienne--ainsi que leur déception devant l'apathie de la communauté internationale--est perceptible," a déclaré Mme Terahata.

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